Jolla et SailfishOS

Jolla phone

Après bientôt un mois de tests et d’utilisation quotidienne du téléphone finlandais Jolla et de son système d’exploitation SailfishOS, voici mon retour.

 

L’histoire

 

Nokia N900
Nokia N900

A l’époque où Nokia faisait encore des téléphones portables, ils nous avaient gratifié de deux terminaux sortant un peu de la banalité des Android – iOS – Blackberry – Symbian and co.

Je parle du Nokia N900 et du Nokia N9 qui, à défaut d’avoir cartonné commercialement parlant, ont au moins pu combler des technophiles en soif de bidouillages, notamment grâce à leur système d’exploitation (respectivement Maemo et MeeGo) reposant sur un grand nombre de briques libres.

La suite on la connaît, la branche téléphonie mobile de Nokia a terminé sa course dans l’escarcelle de Microsoft et Maemo/MeeGo sont tombés en désuétude.

Tout cela était sans compter sur une équipe d’irréductibles finlandais, à savoir des anciens cadres et ingénieurs de chez Nokia qui en se basant sur l’héritage libre de MeeGo ont créé en 2011 l’entreprise Jolla.

 

Le Jolla

Présentation
Le Jolla
Le Jolla

Il s’agit donc du premier téléphone portable produit par la société éponyme et commercialisé depuis 2013.

Voici ses caractéristiques principales :

  • Écran 4,5 pouces IPS, résolution 540 x 960 px
  • Processeur 1,4 Ghz dual-core
  • 1 Go de RAM
  • Appareil photo 8 Mpx
  • 4G LTE
  • Batterie de 2100 mAh amovible
  • Port microSD
  • Diode de notification

Une caractéristique qui lui est unique concerne sa coque arrière The Other Half. En effet chaque coque dispose d’une puce NFC qui modifie le thème graphique, c’est mignon mais bof. Cependant Jolla fourni le kit de développement The Other Half avec tous les plans 3D et autres informations utiles. Ceci a notamment permis (entre autre) la création, en financement participatif, d’une coque embarquant un clavier physique.

A l’usage

Son design me plaît particulièrement, il sort un peu des standards actuels, ça fait du bien.

Bien qu’ayant des caractéristiques assez modestes, je n’ai qu’un reproche à formuler, le téléphone est un peu large en rapport à sa diagonale d’écran, mais ça reste clairement utilisable.

Un dernier point et non des moindres, il jouit d’une très bonne qualité de finition à mes yeux.

 

SailfishOS

Présentation
Sailfish OS (Logo et code)
Sailfish OS (Logo et code)

Ce système d’exploitation est unique, la navigation en son sein se fait avec des swipe, autrement dit des gestes sur l’écran, verticaux ou horizontaux, depuis le bord de l’écran ou pas.

Déroutant au début (sauf pour ceux qui ont connu MeeGo sur le N9) cette ergonomie fait très rapidement passer un Android – iOS pour complètement ringard.

Au delà de ça il embarque une machine virtuelle Android, qui permet de faire tourner des applications Android sans aucune complication.

A l’usage
SailfishOS (Jolla Tablet)
SailfishOS (Jolla Tablet)

Je déplore qu’il ne soit pas complètement open-source, mais il a tout de même l’avantage de présenter une feuille de route, claire et limpide.

J’adore son ergonomie et son coté bidouillable. En quelques secondes on active le compte root, et on fait ce que l’on veut. Ainsi j’ai pu bloquer l’accès à mes contacts et agenda pour les applications Android alors que cette fonction n’est pas encore implémentée.

Un autre point non négligeable concerne l’aspect communautaire. Sur le site Together Jolla on peut ainsi proposer et voter pour des fonctions et/ou évolutions. Enfin un éditeur réellement à l’écoute de ses utilisateurs (et pas en les espionnant).

 

Conclusion

Nokia N9
Nokia N9

Je ne regrette pas mon achat et j’ai hâte de voir ce que va donner SailfishOS 2.0, principalement au niveau vie privée, ce qui manque quelque peu à ce jour.

Le téléphone est attachant même si l’ergonomie matérielle pourrait être plus aboutie.

Pour moi, il représente la suite logique des téléphones intéressants à utiliser et bidouiller qu’on été le N900 et le N9.

 

 


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