Arch Linux, beaucoup, à la folie

Test de cette distribution GNU/Linux qui mérite à être connue.
Essayée et adoptée!

Mon adoption d’un manchot

Après quelques expériences sporadiques je suis officiellement tombé dans GNU/Linux en 2004. Cette année là je travaillais au sein d’une équipe web avec notamment le papa de Dotclear, Olivier Meunier. Spectateur des échanges passionnés entre ce dernier et le second développeur web, ma sensibilité envers le libre était née. Je les remercie d’ailleurs, maintenant que l’occasion m’en est donnée.

En octobre 2004 sortait la première version d’Ubuntu que j’ai de suite adoptée. J’ai depuis toujours utilisé un bureau Gnome.

La faute à KDE4

Il y a quelques mois la sortie d’une nouvelle version de KDE4 à piqué ma curiosité et je l’ai donc testé (ah que c’est bon la liberté! ). Ceci n’est pas un troll mais force est de constater que l’ergonomie notamment par moult paramétrages natifs est, à mon gout, plus avancée sur KDE. Je suis donc passé à Kubuntu 9.04 puis dernièrement à Kubuntu 9.10. Malheureusement cette dernière comporte face à mon usage bien des régressions (principalement l’intégration massive de Pulseaudio). Étant un fervent adepte d’Apt j’ai testé Debian avec KDE4, mieux mais pas encore ça. Puis Julien Biaudet a eu la riche idée de me conseiller Arch Linux et je l’en remercie!

Arch Linux

Préambule

Avant de me lancer tête baissée j’ai regardé la documentation existante (notamment en français) et j’ai été servi. Bien entendu ça n’égale pas celle d’autres distributions qui jouissent de davantage d’utilisateurs mais je n’ai pas du tout eu à galérer, le nécessaire étant présent. Ceci est un point positif non négligeable.

Présentation

N’ayant pas vocation à réinventer complètement la roue, je me base en partie sur l’article Wikipédia.

Arch Linux met l’accent sur la simplicité, selon le principe KISS (Keep it Simple, Stupid). Elle a été conçue pour être le système d’exploitation parfait pour les utilisateurs avancés. Entendre par là non pas des administrateurs Linux chevronnés mais juste des utilisateurs ayant quelques connaissances de base sur les systèmes Linux (système de fichier, droit d’accès, gestion des daemons, serveur graphique), rien de vraiment très pointu. De plus les fichiers de configurations sont extrêmement bien fait et propres.

Pacman, le retour

La gestion des paquets repose sur un outil fort joliment nommé Pacman. Les paquets sont optimisés pour les architectures i686 et x86 64 (il y a deux dépôts), ce qui les rend plus rapides sur du matériel moderne. A l’utilisation je trouve Pacman plus véloce qu’Apt (qui est déjà très performant à mes yeux). La gestion des dépendances est apparemment très propre aussi.

Le net avantage du rolling release

Le rolling release désigne l’absence de versions figées (comme tout les 6 mois pour Ubuntu). On l’installe, on fait les mises à jour et l’on bénéficie constamment des dernières évolutions. Je trouve ce mode de fonctionnement vraiment intéressant du point de vue de l’utilisateur final qui n’a plus à se soucier de montée de version au niveau de la distribution.

Un bon gout de vanille

La majorité des applications disponibles sont « vanilla » ce qui signifie non modifiées par rapport à la version officielle de l’éditeur du dit logiciel. J’aime aussi ce point là, c’est toujours agréable de ne pas avoir ces programmes à la sauce untel ou untel.

Modularité sans faille

Ce que j’apprécie par dessus tout dans cette distribution est le fait qu’elle inclut de base très très peu de logiciels, à chacun de faire sa recette pour avoir son installation bien à lui sans devoir se trainer des applications présentes par défaut.

La seule difficulté

A l’utilisation, je trouve Arch Linux très confortable. Ayant d’autres envies que de faire de l’administration système quotidienne, je suis comblé. En fait l’unique difficulté réside à l’installation qui peut dérouter mais avec l’aide d’un bon tutoriel c’est très facile et formateur.

Conclusion

Avec Arch Linux j’ai découvert une distribution reposant sur une philosophie que j’ai fait mienne depuis quelques temps: « la perfection c’est quand il n’y a plus rien à enlever ». Elle est légère, rapide et très flexible. N’hésitez pas à la tester, dans une machine virtuelle par exemple, vous m’en direz des nouvelles!

Photo par okubax

3 commentaires sur “Arch Linux, beaucoup, à la folie

  1. Je partage entièrement ton engouement (forcément… 😉 ; je l’utilise au quotidien depuis plusieurs mois alors que je suis trèèèès loin d’être un spécialiste en informatique et n’éprouve aucune difficulté particulière.

    J’ajouterais un petit mot sur AUR, le dépôt des utilisateurs, qui permet de suivre les toutes dernières versions des logiciels (en tout cas de certains d’entre eux, nombreux) et d’installer aisément des applications qui n’existent dans les dépôts officiels (core, extra, testing). Cela permet d’ailleurs aussi de tomber sur des logiciels peu connus, peu utilisés (par ex. récemment j’ai découvert basqet, un clône de basket). Yaourt est l’outil ultime pour en profiter.

    Je te souhaite de bien t’amuser avec Arch !

  2. Oui, c’est une très bonne distribution ! Rapide, stable et pas de mises à jours comme Ubuntu (9.04, 9.10, etc …). Notre OS est tout le temps à jour ! C’est un exemple à prendre pour les prochains OS 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *