Cocaïne sur piano par GabryPkMa petite sœur vient de m'appeler en alerte, un virus a infecté son ordinateur, ce qui rend son utilisation quasi-impossible. Quoi? un virus? mais alors elle utilise Windows®? et bien oui! Non pas par gout car il faut aimer les matières fécales se faire du mal pour utiliser ce système d'exploitation (voir L'informatique précaire) mais par obligation.

En clair elle fait des études dans le graphisme/multimédia...et magie, oh magie, les élèves sont formés à utiliser des logiciels qu'ils ne peuvent pas acquérir. Ici on parle de la suite Adobe® avec ses "splendeurs" logicielles que sont Photoshop®, Illustrator® et j'en passe. Dans ces formations se sont même (la plupart du temps) les enseignants qui fournissent les élèves en came labellisée par les plus grands éditeurs.

Là on se dit, il va rebondir sur les logiciels libres et bien non, même pas. D'autres me diront qu'avec Mac OS X ce problème de virus n'existerait pas, pourquoi pas, c'est d'ailleurs cette alternative que ma sœur testera prochainement arrivant aux limites de son ordinateur actuel (alternative que tout le monde ne peut pas se permettre et qui soulève d'autres questions...).

Quand bien même il n'existerait pas Gimp, Inkscape ou Mac OS X je trouve cet état de fait intolérable. Sous prétexte que ces logiciels sont incontournables on vous rend captif de leurs éditeurs/formats/versions dès vos études, dans le but que lorsque ce sera votre gagne-pain, vous ou l'entreprise qui vous emploie passe à la caisse.

Et le virus dans tout ça? il sort, à priori, d'un crack d'une de ces merveilleuses applications. C'est aussi ça la précarité dans l'informatique, devoir faire confiance à son cracker dealer sur la qualité de la came.

Car c'est bien de ça qu'il est question, la confiance. Comment peut-on dans notre monde toujours davantage numérique faire aveuglément confiance à des multinationales (avec pour but premier le profit) pour gérer notre propre vie numérique? Heureux sont les naïfs (ou e-gnares) aux yeux de qui je dois passer pour un paranoïaque.